DOCUMENTAIRES

 

 

DOCUMENTAIRES

Au rythme du renouvellement du Cinéma Argentin, le documentaire surgit avec vigueur et diversité, dressant un portrait du pays et de son Histoire.

LA HUELGA DE LOS LOCOS - La grève des fous (2003, 30 mn, v.o.s.t. anglais)

Film documentaire de la Fundación Alumbrar.

Réalisation : Mariana Arruti

Musique originale : Bernardo Baraj

La grève de la Fédération des Ouvriers des Constructions Navales, en 1956, “La grève la plus longue du siècle”.

Durant l'année 1956, un an après le coup d'État qui renverse le Général Perón, la Fédération des Ouvriers des Constructions Navales, de tradition anarchiste, se réclamant du droit à la culture et au temps libre, réclame que la durée quotidienne du travail passe à 6 heures en raison des conditions insalubres de travail.

Les chefs d'entreprises décident de fermer l'accès aux chantiers donnant lieu à un lock-out. Les travailleurs transforment le lock-out en une grève ouvrière, tout en résistant pendant 14 mois – elle est connue comme la grève la plus longue du siècle –, pour la défense de leurs postes de travail.

Le conflit est perdu. L'organisation patronale reconnaît un syndicat parallèle ne représentant pas les intérêts des travailleurs. Aujourd'hui, l'industrie navale décline et les ports argentins ne construisent ni ne réparent quasiment plus de bateaux.

Les ouvriers de la Construction Navale, néanmoins, se souviennent de cette grève comme un fait historique et personnel, et ils continuent de se réunir pour la commémorer comme un fait qui marque l'Histoire de l'Argentine et qui récupère la dignité et la liberté.

 

GRISSINOPOLI, el país de los grissines - Grissinopolis, le pays des Grissini

(2004, 1h20, v.o.s.t.f)

Réalisation : Darío Doria

Tourné dans la tradition du cinéma direct, sans entretient ni commentaires off, avec un sens exceptionel du cadrage, du récit et des personnages, Grissinopoli de Dario Doria et Luis Camardella prouve qu'un cinéma engagé a aujourd'hui encore , toute sa raison d'étre.

Ménageant l'intérét du spectateur cette immersion ne connaît aucun temps mort jusqu'au dénouement final et montre que des nouvelles voies économiques sont viables .

Grissinopoli s'achève sur une double victoire. Non seulement les ouvriers de l'entreprise en faillite ont sauvé, au terme de deux ans d'une lutte acharnée , leur fabrique de grissini (ces petits batonnets que l'on mange a l'appéritif) mais ils ont obtenu en outre le vote d'une loi qui, tenant compte de la crise que traverse l'Argentine, permet aux ouvriers de se réappropier leur outil de travail sous la forme d'une coopérative.

 

NIETOS, IDENTIDAD Y MEMORIALes petits-enfants, identité et mémoire de Benjamín Avila (2005, 1h20, v.o.s.t.f.)

Entre les années 1976 et 1983 l'Argentine a été gouvernée par une violente dictature militaire. Pendant ces années, des milliers de personnes ont été kidnappées et assassinées dans la plus grande impunité.

Dans beaucoup de cas, les enfants de ces « disparus » et les nouveaux nés des femmes enceintes alors kidnappées, furent appropriés illégalement. 500 enfants disparus, c'est encore un des plus sombres légats de cette période.

Le travail inlassable des Grand-mères de la Place de Mai tout le long de ces 25 ans a permis à ce que 77 de ces enfants soient restitués à leurs familles biologiques. Loin d'essayer une révision politique ou historique sur cette période, NIETOS expose, à partir des récits de ces enfants, la dimension humaine que ce procès de récupération d'une nouvelle et véritable identité comporte pour eux : tout en explorant la manière dont l'Histoire d'hier s'inscrit au présent et leur signale un chemin pour le futur.

NIETOS est un très émouvant film qui cherche à transmettre aux jeunes qui continuent à vivre de nos jours sous une fausse identité, l'importance de la reconstruction de l'identité et la mémoire, par la transformation de toute la douleur en vie.

 

Dirigido por… - Dirigé par… (2003, 1h38, v.o.)

Scénario et direction: Rodolfo Durán

Il s'agit de l'entrecroisement et des souvenirs de 28 metteurs en scène sur des différentes aspects liés au Cinéma argentin : le scénario, la production, la mise en scène, les acteurs, les critiques, la censure, etc.

Adolfo Aristarain, Manuel Antín, Luis Puenzo, David José Kohon, José Martínez Suárez, Eduardo Calcagno, Carlos Sorin, Mario Sábato , Adrián Caetano, Lucrecia Martel, Daniel Burman, Raúl Perrone, Héctor Molina, Gustavo Postiglione, Sergio Bizzio, Ana Katz se trouvent parmi les interviewés, dont les commentaires s'affrontent ou se rencontrent. On y trouve tour à tour des fragments de plusieurs films qui servent tant à illustrer qu'à confronter leurs points de vue sur les difficulté de la creation cinématographique.

 

RECUPERADA – Récupérée (2004, 1h06, v.o.s.t.f)

Réalisation : Julie Lastmann

" RECUPERADA est un documentaire d'1h06, sur le phénomène des entreprises récupérées et autogérées par leurs ouvriers en Argentine. Depuis le début de la crise économique qui a connu son apogée en 2001 et continue de faire des ravages dans le pays, une immense partie des entreprises ont fait faillite. Certaines étaient véridiques, d'autres frauduleuses. C'est majoritairement ce dernier cas de figure qui concerne les usines récupérées. Les ouvriers qui ont siégé leur entreprises malgré les attaques, pour ne pas se retrouver sans travail dans un pays où le chômage est aujourd'hui supérieur à 20%, ont commencé une bataille dont ils n'imaginaient pas dans la plupart des cas l'ampleur à venir. L'Argentine compte aujourd'hui plus de 170 entreprises récupérées, et le gouvernement, sans accompagner le phénomène, n'empêche au moins plus leur existence.

C'est cette expérience qui est expliquée dans RECUPERADA : à base de conversations avec des ouvriers, mais aussi avec un avocat (Fernando Dalmarzzo) et un économiste (Eduardo Lucita), le documentaire a pour objectif de raconter à qui veut une histoire de ces usines, et de ce qu'il s'y passe." (Julie Lastmann).

 

ENTRE LINEAS - Entre les lignes de Gustavo Laskier (2005 26mn V.O.s.t.francais)

Dans un contexte social argentin marqué par la violence et la rupture sociale, l'institution scolaire se révèle souvent impuissante à constituer un espace réel d'appartenance pour les jeunes. Ce documentaire retrace la possibilité de construction d'un espace de réflexion et de pratiques créatives autour de ce problème.

www.lasudestadaparis.com/2005