Un panorama de 12 films

 

 

 

 

  • Cama adentro (Chambre de bonne), un film de Jorge Gaggero, 2004, couleur, 1h.23’, V.O., sous titré en anglais.

    Avec Norma Aleandro, Norma Argentina, Claudia Lapacó.

    La scène du début présente la situation de Beba avec une grande clarté : habituée à un style de vie sophistiqué dont elle n’a plus les moyens, elle fait tout son possible pour dissimuler cette situation. Sa fidèle servante, Dora, connaît, de par son travail, les misères les plus intimes de sa patronne. L’auteur construit, avec ces ingrédients, un récit centré la plupart du temps sur les relations entre les deux femmes dans cet l’appartement qui les unit et les affronte. Le contraste entre l’attitude séductrice de Beba et le côté  impénétrable de Dora constitue la base d’un conflit tacite, fait de silences et de petits gestes. Le pari de Gaggero vise le réalisme et la compassion, parfois à travers l’humour. Il est dit autant qu’il est caché au spectateur qui finit par se reconnaître dans les petites pièges quotidiens dont les personnages essaient de se sortir.


  • Vida en Marte, (Vie sur Mars) un film de Néstor Frenkel, 2004, couleur, 1h.13’.

    Avec Rafael Ferro, Jorge Sesan, Mariana Aghileri

    Il y aurait de la vie sur Mars, nous renseignent le Présentateur et les titres des journaux. La diffusion de cette découverte va influencer la vie d’une série de personnages liés entre eux. Les médias organisent des enquêtes et des concours, et même un thème musical devient un énorme succès autour de cette supposée nouvelle.
    Pendant ce temps, un groupe d’amis répète sa choréographie quotidienne avec tant d’automatisme qu’on en vient à se demander s’il y aurait de la vie sur Terre.

  • Gambartes, verdades esenciales /Gambartes ,les vérités essentielles , un documentaire de Miguel Mato , 2004, couleur , 1h20’ V.O.sous titrée anglais

    « Gambartes, les vérités essentielles » fait le portrait de ce peintre à l’attirante personnalité qui, malgré sa cécité, a développé une production artistique originale et unique, dont le thème est la relation millénaire entre l’homme et la terre, imbriquée dans des rites et des habitudes de la pratique quotidienne qui remontent à l’époque précolombienne.

    « Je crois que je peins le sentiment de la superstition, de la magie, de la mémoire de la terre, les formes et les couleurs que celles-ci suscitent, la vie quotidienne d’un certain type de gens de notre pays. Je fais référence aux gens les plus enracinés de notre milieu, ceux qui d’une certaine manière, représentent déjà l’Amérique »

    Leónidas Gambartes, 1958.


  • Espejo para cuando me pruebe el smoking. (Miroir pour le jour où j’essaierai le smoking).

    Un documentaire de Alejandro Fernández Mouján ; 2005 ; couleur ; 1h 40’ ; V.O. sous titrée en anglais.

    Les plus divers matériaux sont présents dans l’oeuvre du sculpteur Ricardo Longhini depuis ses années d’étudiant à l’Escuela de Bellas Artes Pridiliano Pueyrredón, lorsque dans les années 1972 – 1973, les déchets de son école avaient été réutilisés dans des oeuvres sur la réalité politique d’alors. Il n’est donc pas bizarre que les déchets des affrontements du 19-20 décembre 2001 se retrouvent dans son travail artistique.
    Le documentaire s’intéresse et s’immise dans la complexité du procès, il respecte ses propres temps et il récupère des moments productifs ou réfléchis de l’artiste et il nous introduit dans l’intimité de sa création. Pendant trois ans, le film suit son travail dans l’atelier du quartier de La Boca où l’artiste, avec sa chienne comme seule compagne, construit son intervention sculpturale et politique sur ce moment tellement significatif de l’histoire argentine récente.

  • Cachilo, el poeta de los muros. (Cachilo, le poète des murs). Un film de Mario Piazza  1999-2000 ; couleur ; N&B, 60’.

    Pendant 12 années, Cachilo habita les rues de Rosario, voué à part entière à inscription de sa poésie singulière sur les murs de la ville.
    Cachilo appartenait à l’Olympe de la mythologie de Rosario jusqu’à la veille de sa mort, le 4 octobre 1991, sur le trottoir d’un édifice public, l’Instituto de Previsión social. Mendiant citadin, poète des murs, précurseur du grafitti, de nombreux représentants de la culture de Rosario l’on suivi, l’on compilé, lui ont rendu hommage, l’ont aimé et continuent de le faire.
    Le film inclut les témoignages de peintres, de poètes, de dessinateurs, d’historiens, de musiciens, d’écrivains, de critiques et de chercheurs, de journalistes, de commerçants et de  diverses personnes qui l’on connu. En essayant de réaliser le portrait de ce personnage, le film finit par faire celui des habitants de Rosario eux mêmes.

  • Los chicos y la calle (Les enfants et la rue). Un documentaire de Carlos Echeverría ; 2001 ; 1h.13’ ; couleur ; V.O., non sous titrée.

    Toute réalité est une construction. Pourtant, toujours est-il possible de déconstruire ou reconstruire ce qui est déjà construit. C’est le souhait qui semble habiter le coeur de CAINA (Centro de Atención Integral a la Niñez y Adolescencia), une institution vouée à trouver un refuge aux enfants de la rue et à les assister. Le film tourne autour des activités du Centre mais comporte une autre dimention, non moins importante. C’est la dialectique de la relation des enfants avec la rue. La caméra, inquiète, libérée du discours et du langage institutional, poursuit les enfants, ne les juge pas, ne les transforme pas en objets de statistiques. C’est la caméra qui leur donne une liberté qu’ils n’avaient, peut-être, jamais expérimentée ; elle donne lieu à une autre dimention : celle d’êtres affectifs toujours en fuite.
  • Río arriba. (En amont). Un documentaire de Ulises de la Orden ; 2002 – 2004 ; couleur ; 1h12’ ; V.O., sous titrée en anglais.

    Le film entrecroise deux histoires ; l’immigration européenne en Argentine des débuts du XX Siècle et l’aculturation des nations Kolla – Aymará dans la région d’Iruya, province de Salta, au nord-ouest de la République Argentine.
    Le point de vue actuel apparaît à travers le regard du protagoniste, descendant des immigrants européens, et celui des actuels descendants des Kollas d’Yruya. Ainsi, à travers les témoignages des habitants,  il apprend les causes qui ont abouti à l’érosion des terrasses de culture, abandonnées par les campagnards lorsqu’ils étaient emmenés travailler à la récolte de la canne à sucre, avec des systèmes de contrat esclavagistes, similaires à l’ «encomienda » du temps de la colonie espagnole.
    Ce conflit entre la culture Kolla – Aymará et les cultures immigrées en Argentine, reflète une problématique humaine, où entre en jeu l’idée de tolérance, de respect et de liberté.

    Prix :
    Planet in Focus Film Festival, 2005
    Toronto, Canadá
    Mention du Jury.
    VI Festival de Cine Documental, Jujuy, Argentine.
    Prix du public au meilleur film.
    Prix du Jury au meilleur documentaire régional.
    II Festival de Video Latinoamericano de Buenos Aires, Argentine
    Prix au meilleur documentaire.

  • Donde comienza el camino /Là où commence le chemin .Une recherche documentaire de Hugo Grosso , 2005, couleur , 1h20’ , V.O. sous titrée français

    Le film retrace le cheminement du Vieux Maître Fernando Birri  , Grand Père du « Nouveau Nouveau Cinéma Latinoamericain » , qui a laissé une trace indélébile dans l’hisotire du cinéma argentin, commencée dans la mythique « Escuela Documental de Santa Fe » qu’il avait fondé dans les années 70, et qui perdure encore de nos jours .
    Les méthodes , les influences , son rôle fondateur , son compromis poétique –politique , sont quelques uns de sujets qui composent ce chemin.
    Le film est structuré autour des interventions du cinéaste et des témoignages de ses disciples et amis qui ont partagé son parcours qui éclairent sa pensée et donnent à ce documentaire la valeur d’un cours magistral sur  l’Histoire du Cinéma Latinoamericain.

  • El ultimo confin / Les derniers confins, un documentaire de Pablo Ratto, 2005, couleur, 60’, V.O.sous titrée français

    Ce film accompagne le quotidien de « el Equipo Argentino de Antropología Forense « créé en 1999, et porte un regard sur l’humanité avec laquelle ses membresaccomplissent leur travail lorsqu’ils accompagnent les parents de disparus.
  • Si sos brujo, una historia de tango / Si tu es un sorcier, une histoire de tango, un documentaire de Caroline Neal, 2005, 1h20’ V.O. sous titrée anglais

    Ce documentaire raconte la naissance de l’Orchestre Ecole de Tango et le rapport entre son inspirateur, le contrebassiste Ignacio Verchansky et Emilio Balcarce , compositeur et accordéoniste retraité, appelé à diriger cet orchestre. L’effort accompli pour renouer avec une tradition musicale vouée à l’oubli s’accompagne des retrouvailles avec les musiciens légendaires du passé.

  • Pobres mujeres /Pauvres femmes , un film de Julio Midú et Fabio Junco, 2005,  avec les habitants de la ville de Saladillo , couleur , 1h13’ , V.O.non sous titrée.

    Flora et sa soeur Carmen ne se parlent depuis plusieurs années.
    Flora habite une clinique en gériatrie en ville, mais  Carmen est restée dans le village voisin, où elle vit dans la grande bâtisse paternelle avec d’autres femmes.
    Chacune a une fille, un amour non résolu, un secret, un silence.
    Elles ne souhaitent plus se revoir et tentent de supporter leurs vies sans avoir recours l’une à l’autre. Mais pas pour longtemps.
    Une histoire de femmes qui luttent. À la maison, dans la rue... sur la route.

  • Lo bueno de los otros /Ce que les autres ont de bon , un film de Julio Midú et FabioJunco, 2004, avec les habitants de la ville de Saladillo , 1h28’ , V.O.non sous titrée.

    Dante est un adolescent qui lutte contre l’alcoolisme de son père et qui tente de résoudre les multiples problèmes que cette situation provoque à sa mère, son frère et ses grands-parents. Il traverse ce qu’on appelle “l’âge ingrat”. Dans ce contexte, Dante ira à la recherche de son premier amour et cultivera ses amitiés.

 

www.lasudestadaparis.com/2006

© 2006 La Sudestada - Tous droits réservés