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Douzième Edition
Du 11 au 21 mai 2010

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Prix
Mention spéciale

« Douzième Edition » de La Sudestada 2010

Attribué en association avec la Maison de l’Argentine
de la Cité Universitaire de Paris

 

Los pernoctantes
Un film de Hernán Khourian, Sebastián Martínez, Diego Carabelli, Ángeles Casares, 2008, couleur, 62’. V. O., sous-titré en anglais.


A l’initiative de Hernán Khourian et de l’Universidad del Cine et 791Cine comme producteurs, quatre réalisateurs se sont rassemblés afin d’appréhender avec leurs caméra le quotidien des gens qui (sur)vivent dans les rues de Buenos Aires.

L’idée de faire ce documentaire de la nuit est issu de l’impact que l’image des gens vivant dans les rues suscite. Image d’une carence totale, d’abandon. « Los pernoctantes» est le résultat d’un regard au jour le jour des personnes qui sont restées dépourvues d’un foyer et qui tentent de rencontrer un moyen de survivre dans les portes d’un théâtre ou sous une autoroute.
Les réalisateurs essayent de raconter quatre histoires qui tentent de rechercher sur cette forme de vie, sans se plonger dans le drame personnel qui a poussé ses protagonistes à vivre dans les rues.

L’humour, la douleur, la solitude, la violence, la solidarité, l’amitié, sont présents chez ses êtres anonymes qui passent inaperçus quoiqu’ils fassent part du paysage urbain.

Les quatre réalisateurs sélectionnés qui ont filmé la vie de quatre personnes, quatre différents espaces, ont eu comme prémisse de travail les règles d’un documentaire d’observation qui ne fait pas des interviews formels, qui ne juge pas ni n’émet des jugements, mais qui cherche dès la caméra représenter des espaces, des personnes et des situations.

Les caméras ont été exigées au maximum au référent de la captation de la lumière ; de séquences complètes en prises nocturnes enregistrées dans des niveaux pratiquement nuls d’éclairage, où se dessinent les figures humaines, restituent les conditions de survie dans les rues.

Pendant le jour, au contraire, l’image des personnages est dérobée par le permanent passage de véhicules, recours dont le montage fait usage et profite très bien.

Le son a accompli un rôle pas moins important : dans beaucoup de scènes est présent le bas son continu et écrasant du pas des véhicules. En plus, les personnages ont-ils raconté leurs vérités, mais non pas d’une manière synchronique avec l’image.

L’habitant de Buenos Aires pourra reconnaître la géographie du film, mais pas les personnes.

L’expérience de ce film constitue une valeur en soi-même, par sa manière d’aborder le sujet, tout en mettant le regard sur les abandonnés, des personnes sur lesquelles la plupart des gens ne retient aucune image.

   

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